Rennes, ville rock, dernier rappel ?

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La fin du café-concert le 1929 est une mauvaise nouvelle pour la culture à Rennes celle du rock et des musiques amplifiées contemporaines notamment. Cette fin clôt des années de conflits entre riverains, propriétaires, ville, et les courageux employés et gérants de ce qui est dores et déjà considéré comme un café-concert mythique de Rennes.
Si la Ville de Rennes intervient aujourd’hui dans ce dossier, c’est malheureusement pour fermer l’impasse, son café-concert et toute une ambiance unique.

 

La disparition progressive des cafés-concerts à Rennes pose question. Les raisons sont connues : législations plus contraignantes sur le bruit, le tabac, l’isolation, le régime indemnitaire des artistes et leurs rémunérations…

 

Si certaines de ces législations sont bien nécessaires, – en ville nous devons tous CO-HABITER -, on ne peut que déplorer l’inadéquation pratique entre ces règles et la réalité du bati dans l’ancien ainsi que l’impossibilité économique pour les établissements de répondre à toutes ces nouvelles exigences. Sans soutien public même indirect, la Co-Habitation est impossible. Nous touchons ici à la notion ô combien complexe d’intérêt général.

 

Ces dernières années pour réagir notamment aux affrontements entre les jeunes et les CRS envoyés par Mme Malgorn dans les rues de Rennes, la Ville avait mis en place un dispositif baptisé  » La nuit des 4 jeudis » pour proposer des activités curieuses et intéressantes aux jeunes. A cette époque, la contribution des cafés à l’action culturelle et sociale de cette ville commençait à être reconnue et la mise en place de la Fédération des petits lieux de spectacle (FPLS) avec le soutien de la municipalité scellait cette nouvelle vision.

 

En ce début 2010, nous assistons non seulement à le fermeture du 1929 mais aussi à la fin du soutien de la ville à la FPLS qui s’apprête à licencier la seule salariée de l’association.

 

La normalisation de Rennes et de son centre-ville concentré dans des espaces à consommer comme la Place du Champ de Mars, la fermeture du 1929 et la liquidation de la Fédération des Petits Lieux de Spectacle, la gentrification* probable du quartier Sainte Anne induite par le projet de Palais des congrès, la spécialisation des équipements culturels, une vidéosurveillance décomplexée, mais aussi la suppression des équipements publics de proximité dans certains quartiers, toutes ces tendances, dessinent une nouvelle politique de la ville pour le moins discutable.

 

Nous dénonçons ces tendances.

 

Nous, signataires de ce texte, voulons une ville rock, nous voulons une ville créative et festive. Nous voulons une ville qui vit la diversité culturelle avec intensité.

 

Rennes, c’est nous tous.

 

* La gentrification est un phénomène urbain d’embourgeoisement. C’est le processus par lequel le profil économique et social des habitants d’un quartier se transforme au profit exclusif d’une couche sociale supérieure.

Pour signer l’appel : http://6261.lapetition.be/

ou par courriel sur : dernier.rappel@gmail.com

Source: http://www.gangrennes.info/article/401

16 février, 2010 à 17:39


2 Commentaires pour “Rennes, ville rock, dernier rappel ?”


  1. Pierre écrit:

    Tiens! c est sur les deux trois premier paves qu on voit que je me suis fait fra-ca-sser le tronche un jour..!

  2. ElGuitnut écrit:

    pour sauver un copain mec! c’est beau


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